Privatisation et coupures des soins de santé: Manif du 1er avril
Dès le début des années soixante, de nombreux mouvements sociaux (syndicaux, féministes, défense de droits, étudiants, professionnels, communautaires, etc.) ont réclamé une démocratisation radicale de la société québécoise et de ses institutions et ce, dans tous les secteurs. L’appel à l’instauration de services publics en éducation, en santé, en culture, etc., est devenu incontournable pour les pouvoirs en place. Le réseau public de santé et de services sociaux du Québec (RSSS) s’est inscrit dans cette mouvance. Ainsi, au moment de sa création en 1971, il se distinguait par l’existence d’espaces démocratiques permettant la participation des citoyen.ne.s et des travailleuses.eurs du réseau dans les lieux de pouvoir décisionnel.
Une privatisation grandissante des services
la création de nouveaux types d’établissements privés (Groupes de médecine de famille (GMF), maisons des aîné.e.s ou alternatives, cliniques réseaux, coopératives de santé, etc.), par le rôle et l’influence croissante des fondations philanthropiques privées (ex : Fondation Chagnon) et par l’externalisation grandissante des services publics vers des sous-traitants privés (agences en soins à domicile, chèque emploi-service, CHSLD privés conventionnés ou non, etc.).
Cette privatisation des services au profit d’entreprises privées (à but lucratif ou non) qui n’ont aucun compte à rendre aux usagères.ers des services et aux travailleuses.eurs qui les dispensent représente également une perte importante de pouvoir citoyen.
C’est dans ce contexte que la Coalition solidarité santé a décidé de faire de la (re)démocratisation du réseau l’une de ses priorités et de se doter d’un comité chargé de porter ce dossier.
Voici quelques photos de la manifestation devant le pont Jacques-Cartier aujourd’hui 1er avril 2025