Négociation nationale 2020

Mise à jour du 21 mai 2020

LA CSN POURSUIT LA NÉGOCIATION EN RÉITÉRANT LES BESOINS DES TRAVAILLEUSES ET DES TRAVAILLEURS DES SERVICES PUBLICS

Comme nous l’avons mentionné dans notre dernier Info-négo et conformément à notre orientation générale, la CSN a entamé, le 7 mai 2020, des discussions exploratoires avec le Conseil du trésor pour tenter de faire avancer les négociations.

Le texte étant très long, la version intégrale de cet Info-négo est disponible ici : https://sttccsmtl.ca/2020/05/21/point-sur-la-negociation-no-10/

 

Mise à jour du 6 mai 2020

DISCUSSIONS EXPLORATOIRES AUX TABLES DE NÉGOCIATION

Depuis le 13 mars 2020, la crise de la COVID-19 a entraîné son lot de chambardements et elle a amené la CSN et les fédérations du secteur public à faire une analyse de la nouvelle conjoncture et à revoir leur approche de la négociation en cours. Rappelons-nous que le 23 mars dernier, alors que le premier ministre mettait tout le Québec sur pause, la CSN demandait au gouvernement de suspendre les négociations du secteur public, tout en mettant en place dès maintenant une série de mesures, notamment des ajustements salariaux, des primes et des mesures de protection pour que nous puissions nous consacrer entièrement à la crise et que les travailleuses et les travailleurs des réseaux puissent passer à travers cette période difficile.

Les discussions qui ont suivi ont permis, notamment, d’obtenir une prime pour les travailleuses et les travailleurs au front contre la COVID-19. Bien que nous jugions toujours celle-ci insuffisante et inéquitable, les représentations de la CSN ont permis de l’élargir à un plus grand nombre de personnes. Nous poursuivons toujours nos revendications pour que la prime soit de 3 $ ou 4 $ l’heure en montant fixe et qu’elle s’applique à l’ensemble des personnes salariées, incluant le personnel des services de garde d’urgence qui n’y a toujours pas droit à l’heure actuelle.

Depuis la fin mars, la CSN a multiplié les échanges avec les représentants du Conseil du trésor. Bien que nous ayons maintenu la ligne de la suspension en concentrant nos discussions autour des mesures à déployer immédiatement pour passer à travers la crise et que cela ait permis de faire évoluer les positions patronales initiales, le gouvernement souhaite toujours négocier de façon accélérée afin de régler l’ensemble des conventions collectives du secteur public. Les nombreuses interventions du premier ministre en ce sens lors de ses points de presse quotidiens en témoignent; il y parle fréquemment de sa volonté d’en arriver rapidement à une entente globale avec les centrales syndicales.

Avec une conjoncture qui a changé significativement (avec entre autres une crise sanitaire sans précédent et un changement drastique de l’état des finances publiques) et un gouvernement qui indique clairement vouloir régler les conditions de travail et les conditions salariales de 550 000 employé-es de l’État dans un court délai, les fédérations du secteur public de la CSN estiment qu’elles ont intérêt à s’asseoir avec le Conseil du trésor et les différents comités patronaux de négociation pour entamer des discussions sur une base exploratoire, avec l’objectif de faire avancer les travaux de renouvellement des conventions collectives, et ce, tant à la table centrale qu’aux tables sectorielles. C’est en se basant sur l’orientation générale adoptée par les quatre fédérations du secteur public de la CSN que nous mènerons ces échanges avec le Conseil du trésor dès demain.

Conformément à cette orientation, les discussions exploratoires porteront donc tant sur l’amélioration des conditions de travail et de pratique, en ciblant notamment les enjeux de surcharge et de précarité, que sur l’amélioration des conditions salariales en revendiquant des hausses supérieures à l’inflation pour l’ensemble des personnes salariées, tout en portant une attention particulière aux bas salarié-es.

C’est au cours des prochains jours que nous verrons si la volonté du gouvernement de convenir de conditions de travail acceptables tout en tenant compte du contexte de pandémie se transformera en gestes concrets pour améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs des réseaux. Nous le constatons plus que jamais, les services publics sont les piliers de notre société; le gouvernement doit reconnaître cet état de fait sans attendre.

Nous vous tiendrons au courant des prochains développements.

Mise à jour du 9 avril 2020

Où en est la négociation?
ÉTAT DE LA SITUATION

Depuis le 13 mars dernier, vous le savez, tout a évolué extrêmement rapidement. En quelques jours seulement, nous sommes passés d’une conjoncture de négociation à un contexte de crise sans précédent.

À la mi-mars, alors que nous prenions collectivement conscience de l’ampleur de la crise sanitaire et des répercussions colossales qu’elle aurait sur le Québec ainsi que sur l’ensemble des travailleuses et des travailleurs des services publics, plus particulièrement sur le personnel du réseau de la santé et des services sociaux et sur le personnel des services de garde d’urgence, le gouvernement nous indiquait vouloir mettre la négociation derrière lui pour une période de trois ans, en renouvelant en vitesse les conventions collectives du secteur public d’ici leur échéance, le 31 mars.

Pour les fédérations du secteur public de la CSN, il est vite devenu évident que l’urgence était de mettre en place des mesures immédiates de manière à s’assurer que les travailleuses et les travailleurs puissent consacrer toutes leurs énergies à répondre à la crise. Ces mesures incluaient notamment une prime pour tout le personnel des services publics appelé à contribuer aux efforts de lutte contre la COVID-19 et des ajustements salariaux, de sorte que personne ne s’appauvrisse, ainsi que la mise en place de conditions de travail sécuritaires pour toutes et tous.

Il était tout aussi évident cependant que la crise actuelle et le calendrier de négociation que voulait imposer le gouvernement pour un renouvellement rapide des contrats de travail n’offraient pas des conditions permettant de mener les discussions essentielles sur de nombreux enjeux, en ce qui a trait tant aux conditions de travail qu’à la rémunération. Dans ce contexte, pour la CSN, la suspension de la négociation pour une période pouvant aller jusqu’à 18 mois était la réponse la plus judicieuse et la plus responsable à donner au gouvernement.

Avec ce message fort que la CSN a porté, tant aux tables de négociation que dans les médias, le gouvernement a finalement dû abandonner sa volonté de tout régler en vitesse pour le 31 mars. Au moyen d’un arrêté ministériel, il a présenté un certain nombre de mesures pour répondre à la crise, dont une prime spéciale qui ne répond pas aux besoins exprimés par la CSN.

Nous allons poursuivre nos échanges avec le Conseil du trésor sur la nécessité de rectifier le tir sur la prime pour celles et ceux qui sont au front et sur l’importance de ne pas négocier les conventions collectives du secteur public sur un coin de table et dans la précipitation. La situation actuelle ne doit pas, en aucun cas, servir à camoufler les problèmes vécus dans les réseaux; ces problèmes étaient bien réels avant la crise et ils le seront plus encore après.

Nous vous tiendrons informé-es des développements. D’ici là, nous vous invitons à partager sur les médias sociaux les différents outils de visibilité produits par le secteur public CSN et disponibles sur le site Web du secteur public CSN. Des visuels ont été créés pour que vous puissiez vous afficher en tant que travailleuse et travailleur au front ou solidaire du personnel au front. En ces temps difficiles, votre contribution, celle de tous ceux et celles qui œuvrent dans les services publics, mérite plus que jamais d’être soulignée. N’hésitez donc pas à partager ces outils sur les médias sociaux.

POINT SUR LA COVID ET LA NÉGOCIATION no 7

Mise à jour du 2 avril 2020 19h30

 

– IMPORTANT – 

 

À la suite des revendications répétées de la CSN, le Conseil du trésor a modifié sa proposition pour la prime COVID-19.

Alors qu’il nous disait ce matin même (2 avril) que la prime COVID-19 qu’il envisageait ne s’appliquerait qu’à une partie du personnel de la santé et des services sociaux, il nous informe maintenant, et ce par un point de presse, qu’il propose une première prime de 8 % pour les travailleurs et les travailleuses qu’il considère de « première ligne », soit tous les professionnels de la santé œuvrant directement auprès de la clientèle, que ce soit aux urgences, aux soins intensifs, dans les centres de confinement, les cliniques de dépistage, ou les CHSLD. Il met aussi sur la table une autre prime de 4 % pour tout le reste du personnel du réseau public de la santé et des services sociaux. Ces primes seraient rétroactives au 13 mars et en vigueur jusqu’au 1er mai, et pourraient être renouvelées. Pour la CSN, il est clair que ces primes sont toujours nettement insuffisantes quant à leur hauteur et à leur application limitée à certains secteurs ou réseau.

Au moment d’écrire ces lignes, nous ne pouvons affirmer avec certitude quels titres d’emploi constituent la « première ligne » aux yeux du gouvernement. Le gouvernement a précisé que cette mesure serait incluse à un arrêté ministériel à paraître prochainement. Nous vous tiendrons informé-es de tout développement.

Soulignons que ces primes présentées aujourd’hui par le gouvernement n’ont pas fait l’objet d’une entente à aucune table de négociation. Il en va de même des mesures particulières à la COVID-19, pour assurer la santé et la sécurité du personnel.

 

POINT SUR LA COVID ET LA NÉGOCIATION no 6

Mise à jour du 2 avril 2020

 

Suite à notre publication de ce matin, le Conseil du trésor a informé la CSN qu’il a revu sa position et qu’il ne rend plus la prime COVID conditionnelle à une entente sur trois ans. La CSN avait vivement déploré la position initiale du gouvernement. Le reste de la proposition demeure toujours aussi inacceptable.

 

***

Pour le gouvernement, les anges gardiens ne sont pas tous égaux

Depuis plus de deux semaines, le premier ministre profite de ses points de presse quotidiens pour souligner l’importance des anges gardiens et les remercier de leur dévouement. Depuis plus de deux semaines aussi, la CSN réclame que la reconnaissance du gouvernement à l’égard de tous ceux et celles qui sont au front se traduise, au-delà des mots, par des mesures concrètes et immédiates.

Le 23 mars dernier, nous avons demandé au Conseil du trésor de suspendre la négociation pour une période allant jusqu’à 18 mois et de mettre en place différentes mesures, dont une prime de 3 $ à 4 $ l’heure pour le personnel du secteur public appelé à contribuer aux efforts des mesures d’urgence de lutte contre la COVID-19. C’est aujourd’hui seulement que le gouvernement a répondu à cette demande.

Il propose une prime de 8 % pour une période de trois mois, pour quelques titres d’emploi, et seulement dans les trois milieux de travail suivants : les urgences, les soins intensifs et les CHSLD. Déconnecté de l’urgence de la situation, le gouvernement rend conditionnel l’octroi de cette prime aux travailleuses et aux travailleurs, qui portent à bout de bras les services à la population, à une entente globale sur le renouvellement des conventions collectives pour une durée de trois ans.

Le gouvernement ignore ainsi un nombre très important de travailleuses et de travailleurs au front contre la COVID-19. Que ce soit dans les établissements de santé, dans les CHSLD, dans les domiciles privés des bénéficiaires ou dans les écoles offrant des services de garde d’urgence pour les enfants du personnel de la santé, le danger est bien réel. En date du 1er avril, 177 personnes du réseau de la santé et des services sociaux étaient infectées par la COVID-19. Parmi ces personnes, on trouve des travailleuses et des travailleurs dont les emplois ne sont pas visés par la prime.

Pour la CSN, il est clair que l’heure n’est pas à évaluer les niveaux de risque ni pour chaque titre d’emploi ni en fonction des activités quotidiennes de chaque individu. Il s’agirait d’un exercice complexe et futile en temps de crise, sans compter les risques de débordement de décisions arbitraires. Tous nos efforts doivent être mis pour maintenir l’offre de services à la population pour sauver des vies et passer à travers la pandémie.

Aussi, en proposant une prime en pourcentage et non en montant fixe, le gouvernement laisse entendre que, pour lui, mettre sa vie en danger n’a pas la même valeur pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs. Pour une préposée aux bénéficiaires, par exemple, la prime serait d’environ 1,75 $ l’heure, ce qui est nettement insuffisant et démobilisant. Rappelons que bon nombre d’employeurs privés (épiceries, pharmacies, usines d’abattage, etc.) offrent à leurs salarié-es des majorations de 2 à 5 $ l’heure pour reconnaître leur contribution essentielle dans cette crise.

Enfin, alors que le gouvernement affirme que la crise va durer des mois et qu’il fait pression pour imposer une convention collective de trois ans aux travailleuses et aux travailleurs, il refuse d’envoyer un message fort pour la prochaine année à l’ensemble de celles et ceux qui sont au front pour la population du Québec.

Nous poursuivons donc les discussions avec le Conseil du trésor pour une reconnaissance juste et équitable de tous les anges gardiens.

POINT SUR LA COVID ET LA NÉGOCIATION no 5

Mise à jour du 29 mars 2020

Un gouvernement déconnecté qui veut couper les ailes des anges gardiens

Le gouvernement veut renouveler en vitesse les conventions collectives des 500 000 travailleuses et travailleurs des services publics. Alors que nous insistons sur le fait qu’il est urgent de s’attaquer à la pandémie pour donner les services nécessaires à la population, il revient avec ses offres déposées en décembre dernier. La crise actuelle ne doit pas servir à camoufler les problèmes très réels de conditions de travail que la présente négociation devait servir à régler.

Rappelons que le 23 mars, la CSN a présenté sa réponse au Conseil du trésor (https://bit.ly/3dAW6IV) : une suspension de la négociation compensée par plusieurs mesures à mettre en place immédiatement, dont certaines de nature financière, permettant de mettre la négociation de côté pour une période allant jusqu’à 18 mois, afin de pouvoir se consacrer entièrement à la lutte contre la COVID-19, au bénéfice de toute la population.

Au cours de la dernière semaine, nous avons eu plusieurs échanges avec le Conseil du trésor et les représentants patronaux des différents réseaux, mais force est de constater que très peu d’avancées ont été réalisées. En résumé, le gouvernement propose essentiellement d’accepter sa proposition initiale du 12 décembre dernier, que toutes les organisations syndicales avaient jugée inacceptable. Aujourd’hui, en pleine crise, il nous demande d’accepter un statu quo sur les conditions de travail pour les trois prochaines années et il tient à boucler cet important exercice d’ici le 31 mars, alors qu’une telle opération s’étend généralement sur des mois, voire plus encore. Ces « offres » qui étaient déjà déconnectées des réalités vécues et des besoins dans les réseaux publics en décembre dernier le sont encore plus maintenant. Il s’agit d’un grand manque de respect pour les travailleuses et les travailleurs du secteur public qui ont présentement plus que jamais besoin d’être soutenus.

Quel est le véritable intérêt du gouvernement à vouloir conclure en quelques jours des ententes qui maintiendront à peu de choses près les mêmes conditions de travail inadéquates pour l’ensemble des salarié-es bien au-delà de la crise sanitaire ? Voudrait-il ainsi passer le cap des prochaines élections sans se retrouver à négocier avec ses travailleuses et ses travailleurs juste avant celles-ci ? La crise sanitaire ne doit pas servir à occulter les problèmes réels de conditions de travail.

Une chose est certaine, l’entêtement du gouvernement à vouloir renouveler en vitesse l’ensemble des conventions collectives nuit aux discussions essentielles qui devraient se tenir maintenant afin de mettre en place des mesures d’urgence pour le personnel au front contre la COVID-19. On apprenait ce matin qu’on recense déjà, au Québec, 46 cas de COVID-19 chez le personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Le gouvernement doit agir maintenant; il en va de la sécurité et de la santé, tant physique que psychologique, de centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs des services publics. L’heure est grave, il faut consacrer toutes nos énergies à trouver des solutions à la crise et, par conséquent, suspendre la négociation.

Alors que dans le secteur privé de nombreux employeurs d’entreprises jugées essentielles en ces temps de crise valorisent leurs travailleuses et leurs travailleurs en offrant des majorations salariales significatives, le gouvernement, jusqu’à présent, semble plutôt d’avis que ses anges gardiens ne méritent pas tous une reconnaissance de leur contribution. Ce refus de souligner concrètement l’apport crucial de toutes celles et de tous ceux qui, pour les semaines et les mois à venir, maintiendront les services à la population, permettant ainsi de sauver des vies et de sortir le Québec de la crise, est inacceptable.

Dans ce contexte, les fédérations CSN maintiennent que les conventions collectives du secteur public ne doivent pas se négocier à la va-vite, sur un coin de table. Les besoins sont trop importants ; ils l’étaient avant la crise et le seront encore plus au sortir de la lutte contre la COVID-19. Aller de l’avant avec la proposition actuelle du gouvernement n’est pas la voie à suivre.

Nous le disons depuis longtemps déjà : les services publics sont les piliers de notre société. Sans vous toutes et vous tous, aujourd’hui, le Québec ne tiendrait plus debout. La population entière le réalise actuellement et le gouvernement doit aussi le reconnaître par des gestes concrets. C’est par ce message que nous avons terminé la rencontre d’hier avec le Conseil du trésor.

La CSN poursuivra activement les discussions avec le gouvernement au cours des prochains jours. Nous continuerons de vous tenir informés.

Solidarité !

Contenu de va-et-vient

POINT SUR LA COVID ET LA NÉGOCIATION no 4

Mise à jour du 23 mars 2020

Camarades,

Nous sommes dans une période de crise sans précédent, en constante évolution. Les quatre fédérations du secteur public de la CSN ont tenu plusieurs rencontres au cours des derniers jours afin de préparer la suite de la négociation.

Nous tenons donc à vous informer que les fédérations CSN ont répondu au gouvernement, qui demande à régler rapidement, par une proposition permettant de mettre les négociations de côté pour une période allant jusqu’à 18 mois, et ce, afin de mieux nous concentrer collectivement sur la crise qui sévit présentement.

Notre réponse comprend différentes mesures temporaires visant spécifiquement à répondre à la crise de la COVID-19, notamment :

  • Des ajustements salariaux annuels de 2,2 % pour 2020 et 2021 pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs du secteur public en santé et en éducation ainsi que dans les organismes gouvernementaux ;
  • Une prime spéciale de 3 dollars l’heure pour tout le personnel de la santé et des services sociaux et pour tous les autres salarié-es du secteur public qui seraient appelés à contribuer aux efforts des mesures d’urgence de lutte contre la COVID-19. Cette prime serait majorée à 4 dollars l’heure pour certains salariés augmentant leur disponibilité;
  • Le maintien de toutes les primes et de tous les budgets venant à échéance le 30 mars;
  • Toutes les heures supplémentaires rémunérées à taux double;
  • Des solutions pour assurer des conditions de travail et des milieux de travail sécuritaires permettant aux travailleuses et aux travailleurs du secteur public de passer à travers ces temps difficiles.

Nous le disons depuis des mois, et la crise ne fait qu’accentuer cet état de fait, le personnel des services publics a besoin d’une véritable reconnaissance. Dans le contexte actuel, où nombre de travailleuses et de travailleurs sont sur la ligne de front, cette reconnaissance doit s’incarner par des gestes concrets du gouvernement pour améliorer les conditions salariales et les conditions de travail en temps de crise.

Enfin, nous croyons que la suspension de la négociation est la réponse la plus judicieuse et la plus responsable dans le contexte actuel.

Caroline Senneville
Vice-présidente de la CSN

Contenu de va-et-vient

POINT SUR LA COVID ET LA NÉGOCIATION no 3

Mise à jour du 19 mars 2020

Soutenir les anges gardiens, tous les anges gardiens : un devoir collectif

Nous vivons présentement une crise sans précédent. Nous voulons, dans les prochains jours, travailler avec le premier ministre à trouver de quelles façons le gouvernement peut aider le personnel, quelles sont les mesures à mettre en place immédiatement pour améliorer les conditions de travail de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs dans ce contexte de crise. Nous avons des demandes concrètes, tant en ce qui a trait à la rémunération qu’aux conditions de travail, à soumettre pour soutenir significativement toutes celles et ceux qui sont sur la ligne de front et pour assurer leur sécurité et leur santé, tant physique que psychologique.

La situation actuelle est inédite. Le Québec n’a jamais traversé une crise d’une telle ampleur et cela nous impose d’agir en conséquence. Le temps n’est pas à une entreprise d’envergure comme l’est la négociation du secteur public. Signer des ententes pour les trois, quatre, cinq prochaines années, pour des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, alors que nous vivons une crise de santé publique sans précédent, nous semble impossible et inapproprié. Les travailleuses et les travailleurs sur le terrain doivent pouvoir mettre toutes leurs énergies à aider les Québécoises et les Québécois à passer à travers cette crise.

Pour toutes ces raisons, nous voulons affirmer une fois de plus notre volonté de collaborer avec le gouvernement dans les plus brefs délais pour faire en sorte que les anges gardiens, tous les anges gardiens, tant le personnel en santé et services sociaux que dans les services de garde, soient soutenus par des mesures fortes et concrètes.

Caroline Senneville
Vice-présidente de la CSN

POINT SUR LA COVID ET LA NÉGOCIATION no 2

Mise à jour du 18 mars 2020

Dimanche dernier, alors que nous rencontrions le gouvernement pour discuter d’une suspension de la négociation jusqu’au 5 avril, le premier ministre a évoqué l’hypothèse de conclure la négociation du secteur public seulement pour les travailleuses et les travailleurs de la santé et sans aménagement pour améliorer leurs conditions de travail. Pour nous, une telle proposition était inacceptable et complètement à l’extérieur de nos mandats. C’est pourquoi aucune discussion n’a été entamée avec le gouvernement sur ces bases.

Le premier ministre nous a aussi demandé « Qu’est-ce que le gouvernement peut faire pour améliorer les conditions de travail du personnel du réseau de la santé? » Depuis, les fédérations multiplient les discussions pour regarder ce qu’il faut mettre en place pour, d’abord et avant tout, préserver la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs qui sont sur la ligne de front.

Nous considérons aussi qu’il est de notre devoir de garder mobilisées toutes ces personnes qui travaillent sans relâche en ce moment dans les centres de santé et de services sociaux ainsi que dans les services de garde en milieu scolaire, en installations et en milieu familial. C’est là-dessus que les fédérations travaillent sans relâche, ainsi que sur les préoccupations soulevées par les travailleuses et les travailleurs sur le terrain.

Beaucoup de questions demeurent sans réponse pour le moment, mais nous ne chômons pas et nous faisons tout en notre pouvoir pour y répondre le plus rapidement possible. Nous tenons aussi à vous indiquer que nous continuerons à vous tenir informé-es régulièrement, même lorsque nous avons peu de nouvelles à vous transmettre.

Revenez voir notre page Facebook ou notre site Internet, nous y ferons des mises à jour régulièrement.

POINT SUR LA COVID ET LA NÉGOCIATION no 1

Mise à jour du 15 mars 2020

Les travailleuses et travailleurs de la CSN, solidaires avec l’ensemble de la population

Aujourd’hui, la CSN ainsi que d’autres organisations syndicales du secteur public ont rencontré le premier ministre et le président du Conseil du trésor afin de faire le point sur la négociation et sur l’organisation des services dans le contexte actuel de crise du coronavirus.

Nous avons abordé la rencontre en confirmant au gouvernement, d’entrée de jeu, notre engagement à tout mettre en oeuvre pour que la population du Québec obtienne tous les services nécessaires et que ces services se donnent dans les conditions les plus sécuritaires possibles. Les « anges gardiens », comme les appelle à juste titre le premier ministre, seront au rendez-vous, solidaires avec l’ensemble de la population. Afin de répondre à la crise de la façon la plus efficace, les organisations syndicales et le Conseil du trésor ont convenu de suspendre les négociations jusqu’au 5 avril et, puisque la situation évolue très rapidement, de faire à nouveau le point dans les prochains jours.

Nous avons toutefois tenu à indiquer au gouvernement que nous nous attendons à ce qu’il soutienne les travailleuses et les travailleurs dans leurs efforts et qu’il reconnaisse l’apport plus qu’essentiel de celles et ceux qui seront sur le terrain, 24 h sur 24, 7 jours sur 7, pour rendre les services aux Québécoises et aux Québécois. Notre message était clair : cette reconnaissance doit se traduire concrètement, notamment en s’assurant que la crise n’ait pas un poids financier sur le personnel et en maintenant les primes et montants forfaitaires au-delà du 30 mars, date prévue de leur échéance.

Nous avons aussi évoqué au Conseil du trésor l’importance de renforcer les canaux de communication dans tous les secteurs et à tous les niveaux, tant au national qu’au local. Ces canaux devront être les plus efficaces possibles et les intervenants qui y prendront part devront être en mesure de prendre des décisions rapides. Nous avons aussi insisté sur l’importance d’une coordination des messages envoyés sur le terrain afin d’assurer une cohérence dans les informations qui circuleront.

Les choses évoluent rapidement. Nous vous tiendrons informés régulièrement.

Vous toutes et vous tous, le personnel des services publics, vous êtes les acteurs de premier plan dans cette crise et nous tenons à vous remercier.

Lundi 30 mars 2020

Le Conseil du trésor a informé la CSN que les primes et montants qui devaient prendre fin le 30 mars sont maintenues pour le moment. Les discussions quant à leur pérennité se poursuivent.

– Prime d’attraction et de rétention des ouvriers spécialisés
– Prime de rétention pour le titre d’emploi de psychologue
– Montant forfaitaire versé à la personne salariée oeuvrant auprès de personnes présentant des troubles graves de comportement
– Montant forfaitaire versé à la personne salariée oeuvrant auprès de personnes en CHSLD
– Indemnité versée à la personne salariée oeuvrant dans un établissement du Grand-Nord

Négociation et COVID-19

Nous sommes dans une période de crise sans précédent, en constante évolution. Les quatre fédérations du secteur public de la CSN ont tenu plusieurs rencontres au cours des derniers jours afin de préparer la suite de la négociation.

Nous tenons donc à vous informer que les fédérations CSN ont répondu au gouvernement, qui demande à régler rapidement, par une proposition permettant de mettre les négociations de côté pour une période allant jusqu’à 18 mois, et ce, afin de mieux nous concentrer collectivement sur la crise qui sévit présentement.

Cette réponse comprend différentes mesures temporaires visant spécifiquement à répondre à la crise de la COVID-19, notamment :

  • Des ajustements salariaux annuels de 2,2 % pour 2020 et 2021 pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs du secteur public en santé et en éducation ainsi que dans les organismes gouvernementaux;
  • Une prime spéciale de 3 dollars l’heure pour tout le personnel de la santé et des services sociaux et pour tous les autres salarié-es du secteur public qui seraient appelés à contribuer aux efforts des mesures d’urgence de lutte contre la COVID-19. Cette prime serait majorée à 4 dollars l’heure pour certains salariés augmentant leur disponibilité;
  • Le maintien de toutes les primes et de tous les budgets venant à échéance le 30 mars;
  • Toutes les heures supplémentaires rémunérées à taux double;
  • Des solutions pour assurer des conditions de travail et des milieux de travail sécuritaires permettant aux travailleuses et aux travailleurs du secteur public de passer à travers ces temps difficiles.

Nous le disons depuis des mois, et la crise ne fait qu’accentuer cet état de fait, le personnel des services publics a besoin d’une véritable reconnaissance. Dans le contexte actuel, où nombre de travailleuses et de travailleurs sont sur la ligne de front, cette reconnaissance doit s’incarner par des gestes concrets du gouvernement pour améliorer les conditions salariales et les conditions de travail en temps de crise.

Enfin, nous croyons que la suspension de la négociation est la réponse la plus judicieuse et la plus responsable dans le contexte actuel.

Caroline Senneville

 


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