Faire front pour un meilleur partage des richesses

Les inégalités sociales ne cessent de croitre. Pendant que les plus riches s’en mettent plein les poches, des milliers de Québécoises et de Québécois ont de la misère à joindre les deux bouts. L’inflation fait mal. La facture d’épicerie grimpe sans arrêt. Même chose pour les loyers.

Au Québec comme ailleurs, il y a d’un côté plus de riches et, de l’autre, plus de pauvres. Entre les deux, la classe moyenne vit des temps durs. De 2020 à 2024, l’augmentation du revenu disponible s’est concentrée chez les Québécoises et les Québécois les plus riches, alors que le revenu des plus pauvres a diminué.

Ça fait des années que les fortuné-es nous disent qu’ils sont essentiels pour « créer de la richesse ». Mais, pour que toute la population bénéficie de la création de richesse, il faut que celle-ci soit redistribuée. C’est pourtant le contraire qui est fait depuis des décennies : l’imposition des plus riches est diminuée, ce qui réduit conséquemment les revenus de l’État. La baisse d’impôt octroyée aux particuliers en 2023-2024 cause un manque à gagner récurrent pour l’État de 1,8 milliard de dollars. Cette baisse profite surtout aux contribuables gagnant autour de 100 000 $ alors que le revenu médian des Québécois était de 43 900 $ en 2022… et celui des Québécoises de 39 400 $. Résultat des courses : les citoyennes et les citoyens payent davantage pour une diminution de services, pendant que les plus favorisés partagent moins et sont peu affectés par la baisse de services.

Ça ne peut plus durer. Nous devons exiger un meilleur partage de la richesse. Nous devons prendre les moyens pour que notre État social puisse prendre soin de tout le monde. C’est pour ça que nous devons faire front pour que la richesse soit redistribuée.