17 mai – Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie
Le 17 mai est une journée de solidarité, de vigilance et de mobilisation.
Dans les dernières années, les crimes haineux motivés par l’orientation sexuelle et l’identité de genre ont augmenté de façon préoccupante. Statistique Canada rapporte une hausse générale de 32 % des crimes haineux en 2023.
Au Québec, les formes de violence les plus fréquemment signalées sont notamment :
- les voies de fait ;
- le harcèlement criminel ;
- les menaces ;
- les méfaits motivés par la haine.
Dans le réseau de la santé et des services sociaux, cette réalité n’est pas abstraite.
La discrimination a des conséquences directes, autant sur les usager·ère·s que sur les travailleuses et travailleurs :
- baisse de la qualité des soins ;
- erreurs cliniques liées au manque de communication ;
- retards de diagnostic ;
- refus ou évitement des soins par peur d’être jugé·e ;
- détresse psychologique chez les patient·e·s ;
- détresse psychologique chez les employé·e·s LGBTQ+.
Les études québécoises et canadiennes montrent aussi que :
- plusieurs personnes LGBTQ+ retardent ou évitent des soins par crainte de discrimination ;
- les personnes trans vivent encore un très grand nombre d’expériences négatives dans les milieux de santé ;
- les jeunes LGBTQ+ sont surreprésenté·e·s dans les consultations en santé mentale.
Au travail, plusieurs membres LGBTQ+ du réseau vivent encore :
- des microagressions quotidiennes ;
- des blagues dites « innocentes » qui ne le sont pas ;
- des commentaires sur leur apparence ou leur identité ;
- des doutes injustifiés sur leurs compétences ;
- la peur de s’afficher ;
- des risques accrus d’épuisement professionnel.
Pourtant, les protections existent.
Au Québec :
- la Charte des droits et libertés protège l’orientation sexuelle et l’identité de genre ;
- les milieux de travail ont l’obligation de prévenir le harcèlement ;
- les établissements de santé doivent offrir des soins sans discrimination.
Et souvent, ce sont de petites attentions concrètes qui font une grande différence :
- éviter de présumer le genre ou l’orientation d’une personne ;
- utiliser les pronoms demandés ;
- éviter les commentaires sur l’apparence ;
- ne pas remettre en question l’identité d’un collègue ;
- intervenir lorsqu’une blague déplacée est entendue ;
- ne jamais minimiser les expériences vécues.
La sécurité, la dignité et le respect ne sont pas des privilèges.
Ce sont des droits fondamentaux.
Et c’est ensemble que nous construisons des milieux de travail et des soins réellement inclusifs.

